Perles [2] – La Vieille Fille & le Viking, tome 1 : Le Voyageur Extraordinaire

Perles de l’auto-édition – et de micros-maisons  – est une rubrique destinée à mettre en valeur des ouvrages de grande qualité issus de circuits non consacrés. Et à soutenir les auteurs qui soignent autant leur écriture que le fini éditorial de leurs romans. Aujourd’hui, un ouvrage publié par les éditions Relicha… après avoir été remarqué en auto-édition.

 

La Vieille Fille et Le Viking, Tome 1 – Le Voyageur extraordinaire

Relicha Édition – Couverture : Elléa Bird

Mathilde d’Amoys n’a aucune véritable raison d’espérer : dans ce XIXe siècle alternatif, où l’énergie galvanique fait tourner le monde, l’avenir des jeunes femmes est aussi tristement limité qu’il le fut dans le nôtre. De magnifiques vaisseaux parés de bois précieux et cuivres rutilants sillonnent le ciel… mais dans le même temps, une demoiselle ne peut pas s’engager dans une carrière universitaire sans subir la réprobation sociale. Quant à la vie d’aventure dont elle aurait rêvé, mieux vaut l’oublier. Mathilde, bien qu’elle en ait pris son parti, s’attend à finir “vieille fille” – et se consacre le plus discrètement possible à l’étude des civilisations nordiques dans les combles de la faculté de Caen, sous la direction d’un adorable professeur un peu distrait. Pourtant, lorsque son cousin Armand l’informe de la tenue d’une expérience secrète de l’armée, à deux pas du domaine où ils ont grandi ensemble, elle ne peut résister. Entrée clandestinement sur la propriété, elle y découvre une scène stupéfiante… et sera amenée à sauver la vie d’un fier guerrier viking, venu tout droit du passé. On ne saurait mieux tomber : Mathilde est probablement la seule personne à la ronde capable de parler sa langue. L’alliance de la carpe et du lapin, peut-être, mais qui démarre ainsi sous les meilleurs auspices.

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Édition, auto-édition de masse : l’emballement ?

Plus d’un mois que je tourne autour de l’idée de ce billet. Après avoir rédigé une première version, puis décidé que je n’allais pas la publier… j’ai fini par comprendre que le seul angle sous lequel je pouvais raisonnablement l’envisager, c’est celui d’une totale subjectivité.

Ce texte expose donc un point de vue personnel. Le vôtre est peut-être radicalement différent – et pourtant tout aussi légitime.

Auteur cherchant à régler ses problèmes administratifs (Courbet, le désespéré).

Il importe, tout d’abord, de ne stigmatiser personne : le milieu de l’édition, que j’ai côtoyé pendant quelques années, est plein de gens qui se donnent avec passion. Qui cherchent à changer les règles de ce jeu qui fait désormais penser à un manège impossible à stopper. Ou à un rite sacrificiel, dans lequel c’est toujours l’auteur qui finit dévoré… à quelques exceptions près. Mais même ceux qui s’en sortent, les rares chanceux qui bénéficient d’un contrat favorable et d’une bonne communication à la parution de leur œuvre… se retrouvent immédiatement jetés sur un autre champ de bataille. Le statut d’artiste-auteur, et les relations avec les instances administratives qui l’encadrent sont – pour l’instant – un véritable calvaire. Déjà précaire par nature ces dernières années (car les succès de librairie sont rares), le cotisant doit passer de longues heures stressantes à tenter de démêler des embrouilles vertigineuses. Il suffit de suivre les travaux de la Ligue des auteurs professionnels, de lire leurs témoignages, pour comprendre l’ampleur et la diversité des problèmes.

L’hommage à Kafka toujours renouvelé, merci pour lui, mais ça reste assez effrayant. À noter que ce statut concernera bientôt les auto-édités.

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